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Transcription des notes reportées par le Curé de MORIENVAL (60)

sur le registre d'état civil  à la fin des années  1786 et 1787

 

 

 

Récapitulation des actes de la population de l’année 1786

 __________________

 

Suivant Mr de Bufon en son histoire naturelle tome III page 107 il naît environ un seizième de garçons de plus que de filles. Il en est de même dans toutes les espèces d’animaux sur lesquels on a pu faire cette observation

 

 

29 naissances

Garçons dix-sept

17

 

Filles douze

12

9 mariages

Il y a eu neuf mariages

9

 

Hommes  sept

7

34 morts

Femmes   huit

8

 

Garçons enfants  six

6

 

Filles enfants  treize

13

 

Le présent registre porte en total la quantité de soixante et douze actes

C’est 17 actes de moins qu’en 1785

72

 

 

Il n’a régné en 1786 aucune maladie extraordinaire. Cependant on a remarqué des fièvres longues et qui ont résisté a l’efficacité des remèdes. S’ensuit à ce sujet l’avis de Sr Robert chirurgien de cette paroisse.

 

Article 1er.

Les fièvres qui sont endémiques dans cette paroisse ont été moins fréquentes pendant l’année 1786 que les années précédentes. Quelques unes ont résisté à l’employ des moiens indiqués pour les combattre. 

 

Article second

Les fièvres de l’an 1786 ont été en général du genre des intermittentes, tenant presque toutes à la subure des premières voies. Il y a eu quelque pleurésies, beaucoup de maux de orge quantité de rhumatisme chroniques, quelques uns aigus, des embaras dans les viscères de l’abdomen, suite des longues fièvres. Il n’y a eu aucune affection qui ait fait soupçonner des maladies contagieuses, comme o, peut le voir par la liste des morts qui s’ensuit

 

Cinq Personnes mortes de vieillesse                5

Une de Pleurésie Gangreneuse                        I

Une de cancer Ulcéré à la jambe                     I

Une en couche d’une perte de sang                 I

Une d'érésipèle gangreneux                             I

Une d’obstructions                                          I

Une d’hidropisie suite à la crapule                    I

Une de mort subite                                          I

Une de la suite d’une couche                           I

 

  

Article troisième

On est très fermement persuadé que la grande mortalité des enfants vient en grande partie de la faute des mères et nourices chargées d’en avoir soin, qui les négligent et leur font contracter des maladies qu’ils éviteraient en multipliant de plus grands soins. La pousse des dents, quelques convulsions et en plus grande partie le cavreau, suite de longues fièvres auxquelles ils sont aussi exposés que les adultes les fait périr après avoir passé tous les degrés du marasme ou de l’hidropisie.

 

 

Table des Probabilités de la durée

de la vie

Age Durée de la vie Age Durée de la vie
Années mois Années mois
0 8 " 31 27 6
1 33 " 32 26 11
2 38 " 33 16 7
3 40 " 34 25 "
4 41 " 35 25 3
5 41 6 36 24 10
6 42 " 37 23 3
7 42 3 38 23 8
8 41 6 39 22 1
9 40 10 40 22 6
10 40 2 41 21 11
11 39 6 42 20 4
12 38 9 43 20 9
13 38 1 44 19 3
14 37 5 45 19 9
15 36 9 46 18 2
16 36 " 47 18 8
17 35 4 48 17 2
18 34 8 49 17 7
19 34 4 50 16 11
20 33 3 51 16 "
21 32 11 52 15 6
22 32 4 53 15 "
23 31 10 54 14 6
24 31 3 55 14 "
25 30 9 56 13 3
26 30 2 57 12 10
27 29 7 58 12 3
28 29 " 59 11 8
29 28 6 60 11 1
30 28 " 61 10 6
      62 10 .
      63 9 6
           
           

Table des Probabilités de la durée

de la vie

Age Durée de la vie Age Durée de la vie
Années mois Années mois
64 9 " 75 4 6
65 8 6 76 4 3
66 8 " 77 4 1
67 7 6 78 3 11
68 7 " 79 3 9
69 6 7 80 3 7
70 6 2 81 3 5
71 5 8 82 3 3
72 5 4 83 3 2
73 5 " 84 3 1
74 4 9 85 3 "

 

 

On voit par cette table qu’on peut raisonnablement espérer c'est-à-dire parier un contre un qu’un enfant qui vient de naître ou qui a zéro d’âge, vivra huit ans, qu’un enfant qui a vécu un an d’âge ou qui est âgé d’un an, vivra encore trente trois ans, que celui âgé de deux ans révolus vivra encore 38 ans : qu’un homme  de 20 ans révolus vivra encore 33 ans et ainsi de tous les pages.

 

L’âge ou l’on peut espérer une plus longue vie est celui de sept ans. A sept ans on vivra encore 42 ans et 3 mois. Un homme doit regarder comme nulles les 15 premières années de sa vie car tout ce qui lui est arrivé dans cet espace est effacé de sa mémoire pour la plupart des circonstances.

 

En considérant la durée de la vie sous le point d’être à portée de penser mûrement et de jouir de la raison, on trouvera dans la table qu’à l’âge de 25 ans on n’a vécu que le quart de sa vie, à l’âge de 38 la moitié, et que ce n’est qu’à l’âge de 36 ans que l’on  vécu les trois quarts de sa vie.

 Note : Ces pages ne sont pas signées mais il s’agit de l’écriture du curé H J Capeaumont.

 

 

 

 

Notes sur les maladies arrivée en l'année 1787

________________

 

Il n'a pas été remarqué en cette année aucun vertige d'épidémie dans cette paroisse. Les maladies y ont été moins fréquentes que dans les années précédentes. La plupart ont été des fièvres intermittentes, elles ont cédé assez facilement après avoir débarrassé les premières voies par un émétique Athartique: peu ont exigé l'usage du quinquina, presque toutes les personnes d'un certain âge qui avaient des embaras anciens dans les viscères du bas ventre ont péri presque subitement: celles qui ont duré davantage ont tombé dans l'hydropisie ou dans le marasme. La plupart de ceux qui se sont soumis à un traitement méthodique ont été guéries. Il y a eu quelques pleurésies acrimonieuses et billieuses qui ont cédé très difficilement  malgré l'application d'un vésicatoire sur l'endroit ou se faisait sentir la douleur. Les rhumatismes ont été inflammatoires chez quelques uns et ont duré longtemps.

Tel a été l'avis de Mr Robert chirurgien de Morienval, avis qui a été envoié à Mr l'intendant de Paris à la fin du mémoire de la population da la paroisse de Morienval pour l'années 1787 par moy curé dudit lieu soussigné ce onze janvier 1788

 

H J Capeaumont.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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